Et les héroïnes, alors ?

Quand on dit héros, on sait immédiatement de quoi on parle. Mais quand on parle d’héroïne, là, en général on pense à la poudre blanche qui est parfaitement illégale et qui rend accro… Belle injustice ! Quoique l’on puisse aussi reconnaître que parfois, les héroïnes rendent un peu accro les lecteurs (et les héros aussi du coup !). Mais c’est l’unique point commun. Alors parlons un peu d’elles, des héroïnes. Les miennes sont des femmes plutôt fortes, leur seule faiblesse (si on peut appeler ça une faiblesse, mais ça reste à prouver) c’est qu’elles sont amoureuses. Ben oui ! Que serait une histoire, un roman, si on occultait l’amour et les sentiments ?

Alors mes héroïnes, Julie du « Spleen » tout d’abord, est une femme moderne. Issue d’un milieu populaire, on ne sait pas grand chose de sa famille, mais c’est une femme ordinaire. Bien sûr, elle a suivi des études supérieures. Elle a grandi avec la musique illusoire très à la mode, qui dit qu’il faut « faire des études supérieures et étudier le plus possible » pour se mettre à l’abri du chômage ! Alors que ce que l’on oublie de dire, c’est que tous les diplômes ne se valent pas et que malgré l’accumulation du nombre d’années post-bac, le marché du travail est une foire d’empoigne impitoyable… Julie prend donc des claques en se frottant aux réalités du terrain, à ceci s’ajoute aussi le « handicap » d’être une femme dans la fleur de l’âge, qui a le « malheur » de vouloir fonder une famille. Pourtant, notre Julie ne se démonte pas. Elle a choisi une voie qu’elle aime elle a de l’ambition, et de la détermination. Elle s’est fixé un but et s’y tient, malgré le passage à vide, lié à la période couches et biberons. Côté amour ce n’est pas triste non plus. La vie n’est pas tendre, et il lui faut ici aussi faire montre de résilience et de patience . La vie de couple se dévoile aussi dans sa criante réalité, avec la répartition déséquilibrée des rôles hommes-femmes, produite et entretenue par la société elle-même. Le poussiéreux schéma papa travaille dur (à l’extérieur) et maman pouponne gentiment (à la maison) tient bon la rampe, même dans les esprits les plus modernes.

Quant à Soline, la fidèle « assistante-d’assisté » de Jean (le Spleen) elle a un caractère bien trempé. Et même si elle est plutôt vénale on lui pardonne, car pour le coup, elle est efficace et très attachante. Puis il y a la douce Angèle de la Nuit de l’Ange, l’infirmière. C’est une fille pleine de qualités : la patience, l’empathie, le dévouement, la générosité. (stéréotypée…comment ça, stéréotypée ? ;o) Pas étonnant qu’elle fasse craquer notre Romain, habitué à séduire tout ce qui porte une robe ! Elle va pourtant lui en faire voir de toutes les couleurs… (Ah, le prestige de la blouse blanche !!!) N’oublions pas Léa, notre discrète brunette à la langue bien pendue, à qui on ne la fait pas…

 

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