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Commentaire de lecture “Le Socrate des banlieues” de CLR

Le Socrate des banlieues est un hymne à la vie et au bonheur. C’est un court roman initiatique absolument incroyable (124 pages), un concentré de sagesse et de lucidité !

CLR balaye des thèmes résolument sérieux (le bonheur, l’éducation, la liberté, le langage, la conscience) sous une apparence trompeuse de roman contemporain feel-good, léger et optimiste.

Mais ne nous y trompons pas ! Il y a là de la profondeur et des vérités ardues, rendues toutefois accessibles à notre humble conscience, cette « ignorante qui s’ignore » ! Il nous invite à méditer pour trouver enfin le calme, gagner en vérité et accéder à la vraie liberté. Il nous exhorte à douter pour enfin se mettre à chercher. Mais chercher quoi, en fait ?

Le Socrate, c’est un sage qui n’a de cesse de vouloir éveiller nos consciences endormies, car « notre conscience est la base de tout »

Pourtant « être simple est difficile », c’est pourquoi le Socrate multiplie les exemples et les paroles destinées à nous bousculer et à ébranler nos certitudes. Qu’est-ce que la vraie liberté ? Sommes-nous aussi libres que nous le pensons? Comment être authentique, honnête avec soi-même? Comment être heureux ?

Dans ce livre, beaucoup de questions, mais également de la fraîcheur et de la poésie (du rap à couper le souffle !) , mais surtout des réponses simples et claires.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui nous relate l’histoire de Socrate un homme moderne, altruiste et humaniste, qui se dévoue pour les autres mais qui pourtant ressemble à tout le monde !

La paix de l’esprit en toile de fond des ” Enfants de Néocité”

Depuis quelques temps, j’envisageais d’aborder et de développer sur mon blog les différents thèmes des “Enfants de Néocité”. C’est alors que par hasard (mais est-ce réellement un hasard ?) je suis tombée sur cette phrase de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Or, ses paroles font étrangement écho à l’un des thèmes majeurs de ma dystopie.

Je cite : ” We tend to rely on physical and sensory sources of pleasure, but without peace of mind, we won’t be consistently happy. Material development has greatly improved our physical facilities, but peace of mind isn’t manufactured by machines in some factory, we have to create it within.” S.S. Dalaï Lama 12/06/20. (En français : Nous nous en remettons à des sources de plaisir physiques et sensorielles, mais sans la paix de l’esprit, nous ne serons pas durablement heureux. Le développement matériel nous a apporté de nombreuses facilités physiques, mais la paix de l’esprit n’est pas fabriquée par des machines en usine, nous devons la créer en nous-mêmes.) C’était vraiment l’introduction rêvée, car justement, la paix de l’esprit se trouve précisément au cœur de mon roman dystopique.

En effet, la Néocité est une société à la pointe des progrès technologiques, scientifiques et techniques. La vie y est si parfaite et si facile que le corps et l’esprit humain n’ont plus aucun effort à faire pour assouvir les besoins essentiels. L’intelligence artificielle est omniprésente pour se déplacer, se restaurer, se distraire, se vêtir et même ressentir. Les émotions sont totalement inhibées, même interdites, tandis que les Cinémotions permettent de ressentir des ersatz d’émotions humaines largement édulcorées.

L’esprit humain est constamment envahi et distrait, il est occupé en permanence. Les Citéniens sont renvoyés à eux-mêmes, à leur égo en tous lieux (les miroirs sont partout) Les ordinateurs domestiques,  présents dans les logements, sont aux petits soins à tous les niveaux. Ces mouchards – Big Brother savent tout de leurs faits et gestes et de leurs besoins, et répondent à leurs moindres désirs, de manière systématique.

Le virtuel occupe tant l’espace physique que l’espace mental des Citéniens, les privant d’une liberté fondamentale : la liberté/ vacuité intérieure. Pourtant, toute ressemblance avec une quelconque réalité n’est-elle vraiment que pure coïncidence ? … Un esprit humain occupé en permanence et ramené à son égo ou à une multitudes de distractions sensorielles extérieures n’a plus aucune capacité de recul, de réflexion, d’introspection ni de créativité.

Même si le questionnement qui en ressort est bien évidemment laissé à l’appréciation du lecteur, un parallèle peut rapidement être fait en regardant le rôle de plus en plus prédominant du virtuel et de l’IA dans nos vies de tous les jours. Je laisserai aux spécialistes de l’esprit humain, les concepts et les postulats relatifs à l’étude de leur impact sur l’intelligence humaine, et de plus, nous n’avons que très peu de recul dans ce domaine.

Toutefois, j’ai la modeste ambition d’alerter les lecteurs sur ce qu’il me semble être un danger imminent de notre société ultra-connectée, à réduire notre espace intérieur originellement vaste, paisible et créateur de nos existences — puisque tout naît de l’esprit — jusqu’à l’annihiler totalement. “La nature a horreur du vide” dit-on très justement, or il ne faut pas oublier que l’intelligence-créativité a besoin d’espace et de désœuvrement, d’un espace de liberté au sein duquel elle puisse s’ auto développer, s’imaginer et se projeter. Cet espace intérieur ou intériorité mérite qu’on lui laisse de la place, beaucoup de place, alors que c’est l’inverse qui se produit : on le réduit à néant en le “sur-saturant” de distractions externes, de nourriture à bas-coût déversée en permanence par les yeux ou oreilles.

On fait subir à nos esprits ce que nous tendons à faire subir à nos corps on leur inflige une nourriture surabondante, indigeste et dénuée de tout intérêt nutritif. Voilà comment une humanité peut tout doucement se déshumaniser !

“Les Enfants de Néocité” est sorti !

 

Voilà ! depuis fin avril mon dernier livre est paru et disponible en E-book. Il était normal d’y consacrer quelques articles. Ce sera donc le premier post sur le sujet. En effet, le roman aborde un large éventail de thèmes sur lesquels je reviendrai, mais pour l’heure il s’agit d’une présentation générale.

Tout d’abord, j’ai pris le parti de préciser d’entrée de jeu qu’il s’agit d’une dystopie (c’est le sous-titre que j’ai donné) car Je voulais que le lecteur sache à quoi s’attendre. Pour planter le décor. Deux communautés sont présentes et cohabitent sur une planète terre futuriste et post-apocalyptique.

Tandis qu’une partie des humains, les EGéAs*, vit au sein de la Néocité une mégalopole surdimensionnée de béton et de verres à la pointe des technologies et du progrès scientifique, une autre communauté vit et prospère paisiblement dans un cocon de nature préservé et verdoyant très loin de là, les “Naturels”.

En parallèle, quelques grains de sable viennent perturber les rouages du bon fonctionnement de la Néocité.  les Naturels d’abord qui vivent dans les bas-quartiers de la Néocité et sont attachés à un mode de vie séculaire et jugé “animal” par les autorités. Ils ne se plient pas à l’ordre instauré, et parfois deviennent déviants. Ensuite,  les Insoumis, un groupuscule de rebelles qui organise des attaques armées et entend “libérer” leurs congénères, du joug qui les opprime.

C’est précisément dans ce contexte, à la croisée des deux mondes, que se déploie l’histoire d’Astrée, de Virgile, d’Austin et des autres EGéAs ou Naturels, embarqués dans une quête  humaniste ou tout simplement personnelle.

 

*Etres humains GEnétiquement Améliorés

 

 

 

 

Il est urgent d’être heureux !

Je souhaite développer aujourd’hui un thème abordé notamment dans “La nuit de l’Ange – Romain”, qui est celui de la recherche du bonheur. A mon sens ce sujet est lié à la confiance en soi, à l’amour-propre. Nous rencontrons un jeune homme sûr de lui et narcissique qui se plaît à lui-même et plaît aux filles, et donc il en use et en abuse. Il semble avoir trouvé un équilibre de vie qui lui convient et le satisfait, du moins en apparence, mais ce n’est pas un véritable bonheur. Comme beaucoup de personnes il “mise” tout sur son physique, qu’il tient pour acquis… Or, rien n’est plus fragile, plus vulnérable, plus changeant que le corps humain. “Gandalf” son ange, lui fait justement comprendre que le corps physique n’est pas une valeur sûre, ni une fin en soi. Car le changement permanent, les circonstances, les accidents de la vie peuvent d’un coup tout remettre en cause. Alors que reste-t-il au final ?

Le danger, quand on reste sur la superficialité à l’image (et on sait combien notre société de l’image et du virtuel nous pousse à tomber dans ce piège-là !) Le danger, c’est de s’engluer dans cette illusion très superficielle qui masque ce que nous sommes réellement. Le danger, c’est de ne plus s’identifier qu’à cette image, ce corps, et de ne pas s’intéresser à notre moi profond, et à ce qui ferait notre véritable bonheur. Ce thème est aussi largement présent dans ma dystopie “Les Enfants de Néocité”, sur lequel je reviendrai plus tard. Beaucoup de jeunes tombent dans ce piège de l’image et de la superficialité. Il est vrai qu’ils doivent supporter un changement physique rapide et radical. Cela peut générer beaucoup de frustrations, de la jalousie, de la haine parfois qui mène au harcèlement, du mal-être et plus dramatiquement cela peut donner lieu à des pathologies plus sévères comme l’anorexie, la dysmorphophobie, la dépression, et cela peut parfois aussi mener au suicide. Mourir pour ne plus souffrir de sa propre image et de ses complexes, disparaître car dans le fond, on n’arrive pas à aimer ce corps qui pourtant nous appartient. Mourir, parce qu’on ignore qui on est fondamentalement et ce qui nous mènerait au bonheur.

Pourtant, au-delà des malheurs de l’existence, qui fort heureusement ne touchent pas tout le monde, et pour ceux qui ont pu traverser une adolescence paisible, une chose demeure évidente et universelle : la vieillesse et le changement permanent. Et le temps passe à une vitesse folle ! (même si le temps est une notion relative). Cette course permanente qui nous entraîne implacablement vers notre mort, fait naître en nous un sentiment d’urgence : il est urgent d’être heureux, il est urgent de s’épanouir dans cette vie brève et fuyante. Alors être heureux, oui, mais comment faire ?

Qu’est-ce que le bonheur ?  Comment le trouver ? Même si on n’a pas toutes les réponses, une chose est pourtant évidente : l’apparence, le vernis, le matériel ne peuvent en aucun cas satisfaire notre soif de bonheur. Le vrai bonheur est ailleurs… alors s’il n’est pas dans l’Avoir, puisque l’Avoir est fluctuant et dépend de conditions extérieures, alors le vrai bonheur ne serait-il pas davantage dans l’Être ? Ce qui explique pourquoi tant de personnes cherchent des réponses scientifiques ou spirituelles pour mieux se connaître. Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Et où allons-nous ? …Le vrai bonheur existe-t-il et si oui, qu’est-ce qui nous apporte un bonheur véritable ?

La question du bonheur est vaste et il n’y a pas de réponse toute faite. Chacun doit trouver ses propres réponses et son propre bonheur, indépendamment des conditions extérieures et indépendamment des autres. Mais personne ne peut faire ce chemin-là à notre place ! Notre Romain finit aussi par trouver les siennes, après avoir affronté ses démons intérieurs…

Alors, qu’est-ce que le bonheur ? Je dirais qu’être heureux c’est avant tout, être bien avec soi-même, en paix et en harmonie. Pour trouver le bonheur je dois d’abord savoir ce qui me rend heureux(se). Quel métier pourrait me  combler chaque jour ? Pour quelle vie suis-je fait(e) ? Suis-je plutôt manuel(le) ? Intellectuel(le) ? Plutôt solitaire ? Ou ai-je besoin  de contacts, d’être entouré(e) ? Je suis heureux(se) quand je fais quel genre de chose?…

La question du bonheur est une vaste question, certes, mais à mon sens il s’agit simplement de questions à se poser à soi-même ! Et tant qu’on n’y a pas sérieusement réfléchi et trouvé ses réponses personnelles, alors il y a de fortes chances de se perdre de vue et de ne jamais trouver cette paix intérieure. Car il s’agit bien de cela, d’être bien avec soi-même, de savoir qui l’on est vraiment. Alors j’encourage tout un chacun à se poser les bonnes questions afin de pouvoir trouver les meilleures réponses pour lui-même. Une fois que l’on sait où l’on doit être, qu’on a le sentiment d’être à la bonne place, de faire ce qui nous convient, c’est déjà le début du bonheur. Mais parfois, rien que ce cheminement-là peut prendre des années, voire toute une vie !

Voilà pourquoi il est urgent d’initier le bon changement et de se chercher soi-même. Pourtant, il peut y avoir des obstacles. Et parfois ces obstacles nous sont imposés par les autres ou les circonstances : ” tu seras ingénieur, mon fils !” Mais parfois encore, et de façon plus insidieuse et plus surprenante, on se met soi-même des freins ! Parfois certaines personnes, souvent les parents, les diverses “figures d’autorité” de nos vies, nous imposent leur vision de ce que doit être notre avenir ! Ils nous imposent leurs choix, leurs propres rêves, sous prétexte que ce sont les meilleurs options pour nous car dictées par leur amour inconditionnel et leur bienveillance. (J’ai fort heureusement bénéficié de parents respectueux, qui m’ont encouragée à trouver ma propre voie…) Pourtant nombreux sont ceux qui doivent commencer dans la vie en luttant pour être et devenir celui ou celle qu’ils sont véritablement ! Quel gâchis de temps et d’énergie ! Les “placards” que l’on subit parfois aussi sont particulièrement néfastes et difficile à briser…”tu es ci, tu es ça, je ne t’imagine pas faire ci, ou ça, …toi ? devenir avocat ? tu n’y penses pas ?  Tu ne gagneras jamais ta vie avec le dessin !” …tous ces placards que tant d’enfants subissent les marquent à jamais et sont très très bien intégrés !…

Le cheminement consiste donc d’abord à déconstruire tout ce qui a été intégré malgré-soi et qui nous met des barrières, qui nous empêche de nous réaliser pleinement. Le secret c’est sans doute d’apprendre à faire table rase de tout ce que l’on a accumulé d’injonctions néfastes qui nous ont dirigé vers un soi qui ne nous ressemble pas, pour ensuite trouver qui l’on est vraiment, et se redéfinir.

Cependant, parfois  les barrières les plus solides et les plus infranchissables, sont celles que l’on se met soi-même, par manque de confiance.  On ne se sent pas “capable de” ou “à la hauteur pour ” faire telle ou telle chose, pour atteindre tel ou tel objectif. Dès lors il est nécessaire de faire aussi table rase de ses freins illusoires, qui n’existent que parce-qu’on les a intégrés comme étant dans notre nature. On s’imagine être ainsi faits… Mais c’est totalement faux ! Il faut absolument en finir avec cette auto-censure permanente qui nous bride et nous empêche de nous révéler tel que nous sommes foncièrement. La vérité c’est que notre nature est parfaitement “vierge” et que cela nous donne entière liberté d’être celui ou celle que nous voulons devenir. Parfois les rêves les plus fous, ceux que l’on ne s’autorise pas sont les bons !  Il faut s’autoriser à être qui nous voulons être. Finalement, lorsque l’on s’autorise déjà à se rêver d’une certaine manière, à oser avoir pour soi-même les ambitions les plus folles, les plus saugrenues, à mettre la barre très haute… souvent on se surprend non seulement à y parvenir, mais aussi parfois on y trouve le bonheur !

 

Mes nourritures spirituelles et sources d’inspiration

Je vous propose ici une liste des œuvres qui constituent pour moi une source inépuisable d’inspiration :

Les Maîtres spirituels :

  • Le Dalai Lama (“l’art du bonheur” et divers ouvrages)
  • Thich Nhat Hanh “sur les traces de Siddharta” “le miracle de la pleine conscience”
  • Sogyal Rinpoche ‘Le livre Tibétain de la vie et de la mort”
  • Matthieu Ricard ” l’infini dans la paume de la main” “Le moine et le philosophe”

Les lectures inspirantes :

  • Paolo Coehlo : “l’alchimiste”
  • Raymond Moody ” la vie après la vie” ‘l’expérience de mort imminente”
  • Frédéric Lenoir “La consolation de l’ange” “Le miracle Spinoza”
  • Sénèque : “la vie heureuse” ” la brièveté de la vie” “éloge de l’oisiveté”
  • Khalil Gibran : “Le prophète”

 

Les Maîtres de la dystopie :

  • Georges Orwell “1984”
  • Aldous Huxley “Le meilleur des mondes”
  • Farenheit 451 “Ray Bradbury”
  • René Barjavel “La nuit des temps” “Ravage”
  • “The Hunger Games” Suzanne Collins
  • “Divergente” Véronica Roth

Le Cinéma :

  • “Bienvenue à Gattaca” de Andrew Niccol 1997
  • “Her” Spike Jonze 2013
  • “Inception” Christopher Nolan 2010
  • “The Matrix” Lana Wachowsky 1999
  • “Minority Report”Steven Spielberg 2002
  • “Equilibrium” de Kurt Wimmer 2003

 

Le catalyseur de solitude

En cette période particulière de confinement, il y a un sujet qu’il me semblait intéressant d’aborder, celui de la solitude. Or, nous ne sommes pas tous égaux face au confinement. Il y a les personnes qui ont la chance d’être entourées par leurs proches, conjoint(e), enfants. Mais il y a aussi, et ils sont nombreux, celles et ceux qui se retrouvent totalement isolés. Je pense notamment aux célibataires, divorcés et autres étudiants ou personnes âgées. N’oublions pas que même si certains sont entourés et voient du monde, et même si leur entourage est bienveillant et attentif, ils demeurent seuls, car privés de contacts avec leurs proches et leurs familles (c’est le cas des personnes âgées en établissement spécialisé.) Or, cet épisode inédit, dont on ignore tout, jusqu’à sa durée, est particulièrement anxiogène et délétère. Et il pourrait bien précipiter la disparition de certaines personnes plus fragiles psychologiquement. J’ai donc une pensée toute particulière pour toutes ces personnes isolées.

Pour tous, les écrans qui sont déjà très présents d’ordinaire constituent dans le présent contexte, une vraie bouffée d’oxygène, la fenêtre sur le monde et les autres. Il devient l’unique lien avec l’extérieur… là, pendant la crise COVID19, l’écran prend tout son sens et c’est une vraie chance. Cependant, on le sait, comme toutes innovations technologiques, les écrans ont leurs avantages et leurs inconvénients. Et sont-ils réellement les « briseurs de solitude » qu’on imagine ? Il y a malheureusement un revers à la médaille, malgré tout son éclat…La question mérite qu’on s’y intéresse.

Pour celles et ceux qui, comme moi ne sont pas « tombés dedans » étant enfant, la question de l’utilité, se pose nécessairement. Ce qui frappe, déjà en temps « normal » et depuis une vingtaine d’années, c’est l’addiction frénétique aux écrans qui règne parmi les gens. Dans le métro, le train, dans la rue, au restaurant, partout !… Chacun reste les yeux rivés sur son Smartphone, sa tablette, ou à son écran d’ordinateur. Et, chacun a toujours de bonnes raisons pour le faire. Gagner du temps, chatter, voir ses mails, lire les dernières infos, avancer la lecture de son bouquin… D’accord.. mais à quel prix ?…

Le risque du virtuel, c’est pourtant de passer à côté de la vraie vie et de l’instant présent. Or, les 3500 amis Facebook, que l’on ne connaît pas, sont-ils vraiment plus importants que la personne que l’on a en face de soi au restaurant ? ou à côté de soi dans le train ou le métro ?… Ou même son voisin de pallier ? Posons-nous la question : depuis combien de temps n’avons-nous pas pris le temps de tout simplement regarder les gens autour de nous ? (et je ne parle même pas de dire bonjour, de sourire, voire d’engager un brin de conversation…) Sous couvert de vouloir soi-disant rapprocher les gens, l’écran agit plutôt comme un catalyseur de solitude. Car il ne faut pas se leurrer… on est définitivement seul, derrière son écran, quel qu’il soit.

Malheureusement l’être humain réel, en chair et en os, est bien souvent délaissé au profit de l’avatar virtuel (ou des avatars virtuels). Or, ce que me donne à voir et à connaître cet « autre », derrière son avatar et son pseudonyme, est-il ce qu’il prétend être ? n’est-il pas simplement une image, un rôle, un vernis illusoire ? Pourtant, il faut sortir de l’illusion… un avatar est, et restera une virtualité, dont l’identité véritable ne nous sera jamais dévoilée. (sauf dans de rares cas où l’on aura bien voulu d’un commun accord, franchir la frontière entre monde virtuel et réalité).

Cependant, il faut le reconnaître, parfois, l’écran fait office de « rempart ». Il nous rassure, nous protège, nous évite de nous livrer. Il agit comme une protection face à l’Autre, à cet inconnu dont on ignore tout … Or, à force de se protéger, de fuir l’Autre, cet inconnu de la vraie vie, on finit par en avoir peur ! Pourtant cet « autre » inconnu que l’on fuit, il est comme nous. C’est un être humain avec ses qualités et ses défauts, ses faiblesses et ses forces. Alors, quand délaisserons-nous les mirages de la virtualité, pour revenir ici et maintenant, dans la vraie vie et l’instant présent ?

Si nous faisons ce choix de revenir dans l’instant présent, ici et maintenant, dans la vraie vie, c’est tout un monde de nouvelles opportunités qui s’offre à nous ! tout un monde de vraies rencontres, authentiques et sincères. Autant de possibilités de permettre aux destinées de s’accomplir, et de laisser s’opérer la magie de l’instant.

Message de haute importance…

Je veux relayer ici les paroles du Dalai Lama (traduites en français) car ce sont des paroles essentielles à entendre et à comprendre dans notre période tourmentée.

Le message de Sa Sainteté le Dalai Lama pour le Jour de la Terre

En ce 50ème anniversaire du jour pour la terre, notre planète doit faire face l’un des plus grands challenges de santé et de bien-être de ses habitants. Pourtant, au milieu de cette lutte, on doit se rappeler les valeurs de compassion et du soutien mutuel. La pandémie globale nous menace tous, sans distinction de race, de culture ou de genre, et nos réponses doivent être en tant qu’une seule humanité, de pourvoir aux besoins les plus essentiels de tous.

Qu’on l’aime ou non, nous sommes nés sur cette terre comme membre de cette vaste famille. Riche ou pauvre, éduqué ou non, faisant partie d’une nation ou d’une autre, finalement chacun de nous est seulement un être humain comme tous les autres. De plus, nous avons tous les mêmes droits de rechercher le bonheur et d’éviter de souffrir. Lorsque nous reconnaissons que tous les êtres sont égaux en ce domaine, nous ressentons automatiquement de l’empathie et on se sent proche d’eux. De tout cela, il nous vient un sens véritable de responsabilité universelle : le vœu d’aider les autres à surmonter leurs problèmes.

Notre mère la terre nous enseigne une leçon de responsabilité universelle. Cette planète bleue est un habitat plaisant. Sa vie est notre vie ; son futur, notre futur. En fait, la terre agit envers nous comme une mère envers nous tous, ses enfants. Nous sommes dépendants d’elle. Face aux problèmes généraux que nous traversons il est important que nous travaillions ensemble.

J’ai commencé à évaluer l’importance des préoccupations environnementales après que j’ai fui le Tibet en 1959, où nous avons toujours considéré que l’environnement était pur. Quand nous regardions les ruisseaux, par exemple, il n’y avait aucune inquiétude sur le fait que nous puissions ou non la boire. Tristement la simple possibilité de purifier l’eau potable est un problème majeur de part le monde, aujourd’hui.

Nous devons nous assurer que les malades et les valeureux personnels soignants du monde ont accès aux fournitures d’eau potable et aux services d’hygiène convenables pour prévenir la diffusion incontrôlée de la maladie. L’hygiène est l’une des bases de soins médicaux efficaces.

L’accès durable à des infrastructures convenablement équipées et des établissements de santé pourvues en personnels nous permettront de relever les défis de cette pandémie qui ravage notre planète. Cela nous donnera aussi les meilleures défenses contre les futures crises sanitaires. Je comprends que ce sont précisément les objectifs lancés dans les « objectifs de développement durable des Nations Unies » et qui s’attaquent aux défis globaux de santé.

Comme nous faisons face à cette crise ensemble, il est impératif que nous agissions dans un esprit de solidarité et de coopération dans le but de répondre aux besoins urgents, particulièrement de nos frères et sœurs les moins riches de ce monde. J’espère et je prie pour que dans les jours prochains, chacun de nous fera tout ce qu’il peut pour créer un monde plus heureux et plus sain.

Dalai Lama 22/04/20

 

Et les héroïnes, alors ?

Quand on dit héros, on sait immédiatement de quoi on parle. Mais quand on parle d’héroïne, là, en général on pense à la poudre blanche qui est parfaitement illégale et qui rend accro… Belle injustice ! Quoique l’on puisse aussi reconnaître que parfois, les héroïnes rendent un peu accro les lecteurs (et les héros aussi du coup !). Mais c’est l’unique point commun. Alors parlons un peu d’elles, des héroïnes. Les miennes sont des femmes plutôt fortes, leur seule faiblesse (si on peut appeler ça une faiblesse, mais ça reste à prouver) c’est qu’elles sont amoureuses. Ben oui ! Que serait une histoire, un roman, si on occultait l’amour et les sentiments ?

Alors mes héroïnes, Julie du « Spleen » tout d’abord, est une femme moderne. Issue d’un milieu populaire, on ne sait pas grand chose de sa famille, mais c’est une femme ordinaire. Bien sûr, elle a suivi des études supérieures. Elle a grandi avec la musique illusoire très à la mode, qui dit qu’il faut « faire des études supérieures et étudier le plus possible » pour se mettre à l’abri du chômage ! Alors que ce que l’on oublie de dire, c’est que tous les diplômes ne se valent pas et que malgré l’accumulation du nombre d’années post-bac, le marché du travail est une foire d’empoigne impitoyable… Julie prend donc des claques en se frottant aux réalités du terrain, à ceci s’ajoute aussi le « handicap » d’être une femme dans la fleur de l’âge, qui a le « malheur » de vouloir fonder une famille. Pourtant, notre Julie ne se démonte pas. Elle a choisi une voie qu’elle aime elle a de l’ambition, et de la détermination. Elle s’est fixé un but et s’y tient, malgré le passage à vide, lié à la période couches et biberons. Côté amour ce n’est pas triste non plus. La vie n’est pas tendre, et il lui faut ici aussi faire montre de résilience et de patience . La vie de couple se dévoile aussi dans sa criante réalité, avec la répartition déséquilibrée des rôles hommes-femmes, produite et entretenue par la société elle-même. Le poussiéreux schéma papa travaille dur (à l’extérieur) et maman pouponne gentiment (à la maison) tient bon la rampe, même dans les esprits les plus modernes.

Quant à Soline, la fidèle « assistante-d’assisté » de Jean (le Spleen) elle a un caractère bien trempé. Et même si elle est plutôt vénale on lui pardonne, car pour le coup, elle est efficace et très attachante. Puis il y a la douce Angèle de la Nuit de l’Ange, l’infirmière. C’est une fille pleine de qualités : la patience, l’empathie, le dévouement, la générosité. (stéréotypée…comment ça, stéréotypée ? ;o) Pas étonnant qu’elle fasse craquer notre Romain, habitué à séduire tout ce qui porte une robe ! Elle va pourtant lui en faire voir de toutes les couleurs… (Ah, le prestige de la blouse blanche !!!) N’oublions pas Léa, notre discrète brunette à la langue bien pendue, à qui on ne la fait pas…

 

DECOUVREZ – La Nuit de l’Ange – Romain

Romain FONTAINE, c’est le personnage principal du roman. Il est jeune, beau garçon, il a tout pour lui. Mais tout ça, c’est le vernis, l’apparence… Quand on gratte un peu on découvre qu’il est immature, insatisfait, égocentrique. Il enchaîne les conquêtes d’un soir sans vergogne et il est foncièrement malheureux. Alors, quand « l’accident » survient, c’est un double choc. Romain réalise qu’il va devoir renoncer à sa vie d’avant, mais également qu’une telle existence n’était en fait qu’une coquille vide, vide de sens.

Alors que va-t-il faire ? Que va-t-il décider ? Va-t-il en finir, choisir la fuite, la voie du désespoir ? Qui va l’aider dans son épreuve ? Comment reprendre goût à une existence que l’on n’a pas réellement appréciée à sa juste valeur ? Comment redonner un sens à sa vie quand tout semble foutu ? Comment se réinventer, se reconstruire, se trouver un vrai but ?